Comment distinguer les séances de dialyse hors centre des séances de dialyse en centre ?

A titre liminaire, il convient de rappeler que le traitement de l’insuffisance rénale chronique (hors cas particulier de la greffe) peut se baser sur :

  • De l’hémodialyse : en centre, en unité de dialyse médicalisée (UDM), en unité d’auto-dialyse et en dialyse à domicile ;
  • De la dialyse péritonéale : dialyse péritonéale automatisée (DPA) et dialyse péritonéale continue ambulatoire (DPCA), assistée ou non assistée par une infirmière sur le lieu de vie.

L’hémodialyse, méthode la plus répandue, consiste en une filtration externe du sang par un générateur de dialyse utilisant une membrane synthétique.

Elle peut avoir lieu en centre c’est-à-dire au sein même d’un établissement de soins.

Cette même hémodialyse peut avoir lieu au sein d’une unité de dialyse médicalisée (UDM) où elle est mise en oeuvre par des personnels médicaux.

Elle peut également avoir lieu dans des unités d’auto-dialyse (UAD) pouvant être assistée par des personnels paramédicaux (UADA). Elle peut enfin, mais plus rarement, avoir lieu au domicile même du malade.

La dialyse hors centre englobe ainsi l’intégralité des modes de traitements alternatifs à la dialyse en centre :

  • Hémodialyse en UDM ;
  • Hémodialyse à domicile ;
  • Dialyse péritonéale.

Il est utile de rappeler que bien que non réalisées dans les murs d’un établissement, ces prestations sont considérées comme des prestations d’hospitalisation.

Du point de vue de leur financement, l’arrêté du 19 février 2015 (relatif aux forfaits alloués aux établissements de santé mentionnés à l’article L. 162-22-6 du code de la sécurité sociale ayant des activités de médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie ou ayant une activité d’hospitalisation à domicile, article 10) cite ces modes de traitement comme des alternatives : dialyse en unité de dialyse médicalisée, dialyse à domicile et auto-dialyse. Elles sont facturables à travers des forfaits, dits « forfaits D ».